Stress au travail

Savoir gérer son stress au travail

La confiance en soi est le premier secret du succès.

Selon l’INRS, le stress au travail correspond au déséquilibre que ressent une personne entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre.

 

Selon un sondage de l’AFP-ISGP, la surcharge de travail et les délais imposés de plus en plus courts sont les deux facteurs de stress au travail les plus importants.

 

Selon le ministère du Travail, 60 % des salariés déclarent ne pas avoir droit à l’erreur, 56 % mènent souvent plusieurs dossiers de front et 30 % vivent des relations tendues avec leur supérieur.

 

Face à ses chiffres, comment gérer son stress au travail ?

Prenez conscience de vos propres mécanismes de pensée

Notre façon de penser a une conséquence directe sur nos capacités à endurer le stress au travail. Comme dans toutes les situations chaque personne a sa propre manière de réagir ce qui va influencer directement la résistance au stress. Par exemple, un client en colère fera preuve d’agressivité dans ses propos : la première personne se dira “je n’ai pas à endurer cela, ce n’est pas de ma faute, il me parle comme si j’étais un moins que rien” tandis qu’une seconde personne se dira “ce n’est pas contre moi qu’il est en colère, il s’adresse à moi car je suis la première personne qu’il voit”. Deux pensées différentes, deux mécanismes différents : la première personne perçoit la situation comme une attaque directe et personnelle tandis que la seconde prend la situation dans sa globalité et donc sait qu’elle n’est pas responsable de ce débordement. Cette dernière résistera mieux à la pression et au stress qu’engendre son contexte de travail que la première.

Loin d’être réfléchis, ces mécanismes de pensée sont automatiques. Souvent engendrés par des attentes irréalistes (telles que “je dois être irréprochable”, “je dois réussir tout ce que j’entreprends….”), ils peuvent également nous induire en erreur : par exemple, votre patron ne vous dit pas bonjour, ce n’est pas forcément qu’il en a après vous mais peut-être ne vous a-t-il pas vu étant plongé dans ses pensées, ou encore, votre collègue vous contredit, il ne souhaite pas forcément vous rabaisser mais peut-être souhaite-t-il débattre du sujet pour prendre conscience de tous les risques engendrés par cette nouvelle idée.

Apprenez à prendre du recul

Il faut prendre conscience du décalage qui existe entre les situations réelles et notre imaginaire. L’auto-analyse peut-être très difficile quand nous subissons un stress important qui nous empêche de réfléchir objectivement. Prenez du recul pour analyser la situation.

Vous avez peur de perdre votre emploi ? Et si ça arrivait que ce passerait-il ? Non, vous ne perdrez pas votre habitation et votre famille ! Avant d’en arrivez là vous avez plusieurs mois, voir plusieurs années, devant vous qui vous permettront de vous retourner et de trouver des solutions adaptées à votre situation comme : obtenir des allocations, rechercher un emploi alimentaire en attendant de trouver l’emploi qui vous correspond…

Analysez vos capacités et limites

Il faut que vous preniez connaissances de vos capacités et limites au travail pour pouvoir dire : “cela ne rentre pas dans mes attributions ou compétences” lorsque l’on vous confie des tâches supplémentaires qui vous compliquent le quotidien. Ayez confiance en vous et affirmez vous afin d’être respecté(e) par votre entourage professionnel. Vous avez le droit de refuser un dossier en plus si celui-ci risque d’avoir des répercussions sur la qualité de votre travail. Savoir ce que l’on vaut professionnellement est également une arme contre les critiques injustifiées.

Reconnaissez les facteurs de stress dans votre travail

Si votre entreprise met l’accent sur le perfectionnisme et le zéro défaut, apprenez à refuser la surcharge de travail. Faites de votre mieux en terme de qualité et oubliez la quantité !

Au contraire si c’est la quantité qui prime, refusez que l’on puisse remettre en question vos compétences sur une erreur ! L’erreur est humaine, si l’on souhaite l’excellence alors il ne faut pas donner d’objectifs quantitatifs.

Votre poste est mal définit ? Demandez un entretien avec votre responsable pour refixer les limites de votre poste en fonction de vos compétences ! Par exemple vous êtes secrétaire, on vous demande de traduire des textes de l’anglais au français et vous n’êtes pas bilingue ? Refusez, cela ne fait pas partie de vos attributions.

Le stress au travail, il faut en identifier les causes pour pouvoir prendre assez de recul pour y trouver des solutions adaptées. Un coach vous permet de prendre ce recul nécessaire et les armes qu’il vous fournira vous serviront sur du long terme.

Image Credits: Zack Betten

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